Quelles sont les spécificités de la nutrition du sport ?

Quelles sont les spécificités de la nutrition du sport ? Tout comme la médecine du sport représente la prise en charge de « l’homme en mouvement », la nutrition d’un sportif revêt des aspects spécifiques qui peuvent être éloignés de la nutrition d’une personne sédentaire.




Sans trop entrer dans les détails, voici les principales spécificités de la nutrition du sportif : Les apports caloriques sont adaptés en fonction des activités physiques ou sportives de la journée Exemple :   2 heures d’entraînement de tennis...

Sans trop entrer dans les détails, voici les principales spécificités de la nutrition du sportif :

Les apports caloriques sont adaptés en fonction des activités physiques ou sportives de la journée
Exemple :   2 heures d’entraînement de tennis représentent une dépense calorique moyenne de 600-700 Kcalories. En revanche,  la prise en charge d’un joueur, de bon voire de haut niveau, est plus précise car la dépense calorique est fonction du poids et de la taille du joueur, de la surface de jeu, du temps réel de jeu. Des logiciels très spécialisés permettent d’ailleurs de tels calculs.

Les horaires de repas diffèrent en fonction des horaires d’entraînements et/ou de compétitions.
 Pas question de manger une bonne assiette de pâtes juste avant un footing de 2 heures, ou pire, une sardine à l’huile qui va mettre 7 heures à quitter l’estomac !

La composition des repas varie selon de nombreux paramètres.
 Exemple : le petit déjeuner qui précède un 10 km dont le départ est à 10h doit répondre à des impératifs de digestibilité et de contenu.
Cela signifie entre autres : éviter les graisses qui ralentissent la digestion, préférer plutôt des glucides d’assimilation ni trop rapide ni trop lente (une moyenne assiette de pâtes par exemple), consommer peu de protéines, une tranche de jambon conviendra, éviter le lait dont la digestibilité avant un effort est limite, préférer une compote de fruits à un fruit cru pour la digestibilité

Autre exemple : le repas qui suit un entraînement générateur de lactates comprendra des aliments dits « alcalins » (c'est-à-dire « anti acides) pour une meilleure récupération.

La répartition glucides/protides/lipides
Elle est spécifique selon le sport pratiqué et les phases de travail : grosses charges d’entraînement, périodes de repos, pré-compétition…  De même que l’apport de glucides par kilo de poids corporel et les apports en protéines varient selon le sport pratiqué.

Des collations spécifiques sont proposées en fonction de l’activité.
On citera par exemple la collation d’avant compétition, la collation d’après compétition, la composition des « micro » repas sur une journée d’épreuves combinées en athlétisme, la gestion de l’attente entre 2 matchs de tennis ou lors de l’arrêt d’un match s’il se met à pleuvoir , la stratégie nutritionnelle pour optimiser la récupération après l’effort…

Une nutrition (hydratation et si besoin alimentation) est mise en place pendant l’effort en fonction du sport et de la discipline concernés, de sa durée, de son intensité, des conditions climatiques ; les conseils ne seront pas les mêmes pour gérer un match de tennis que pour gérer un marathon ou encore un combat de boxe !


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Faut-il fractionner pour progresser ?

Faut-il fractionner pour progresser ? Oui, c’est indispensable. Encore faut-il savoir ce qu’est le fractionné : il s’agit de varier les allures à l’entraînement.



Au lieu de courir toujours en endurance à une allure très confortable, vous allez intégrer des séquences plus ou moins longues de courses courues à des allures plus soutenues. Votre vitesse de base, appelée également VMA (Vitesse...
Au lieu de courir toujours en endurance à une allure très confortable, vous allez intégrer des séquences plus ou moins longues de courses courues à des allures plus soutenues.

Votre vitesse de base, appelée également VMA (Vitesse Maximale Aérobie) va ainsi se développer et vous allez pouvoir courir plus vite même pour un footing en endurance.

Plus l’allure sera soutenue plus le temps d’effort sera court. Exemple : 6 fois 3mn à 90-95% FCM avec une récupération de 1mn30sec en footing entre chaque 3mn.Alors que l’on pourra réaliser 3 fois 6mn mais à 85%FCM en récupérant 2mn entre chaque 6mn.

Dans le cas d’un entraînement entièrement couru en endurance, votre organisme devient économe et n’a plus à s’adapter.En revanche, en intégrant des séances de fractionné, vous obligez votre organisme à s’adapter et donc à progresser.Votre organisme va devoir trouver une solution « physiologique » afin de répondre à ces nouvelles contraintes, parmi lesquelles un cœur plus « musclé », une musculature plus efficace, une meilleure utilisation des réserves énergétiques ….

Et comme ces séances vont revenir régulièrement dans votre entraînement, ces solutions trouvées par votre organisme vont devenir permanentes.
Vous aurez alors progressé.

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Plan d entrainement marathon

Plan d entrainement marathon Vous avez déjà vécu l'expérience du marathon et vous souhaitez vous entraîner pour améliorer votre chrono sur cette distance. Le plan que nous vous proposons va vous permettre de maintenir une vitesse de course plus élevée, tout au long de l'épreuve.
Attention toutefois à ne pas être trop euphorique, votre nouvel objectif doit être en rapport avec votre niveau. Pour cela, profitez des séances à allure marathon pour vérifier que le choix de votre objectif est judicieux. En effet, si les séances à allure marathon se révèlent trop éprouvantes c'est que vous devez choisir un objectif moins ambitieux.
Exemple : vous visez 3h30 au marathon soit 4'59 km. Si cette allure est trop difficile à maintenir à l'entraînement, il vous faut peut-être partir sur un objectif de 3h45 soit 5'20 au km.







Semaine 1 : 
Semaine 1 : 

Lundi : Footing en endurance de 1h15mn 

Mercredi : Echauffement 20mn en endurance.
-          Puis 6 fois 2mn en V.M.A soit à 90-95% FCM, récupération en trottinant 1mn entre chaque 2mn
-          Compléter la séance par 10mn en endurance 

Jeudi : Footing en endurance de 1h. 
Samedi : Sortie longue 1h30mn avec :
-          1h en endurance puis 15mn en accélération progressive, soit  5mn à 80% 5mn à 80
-85% puis 5mn à 85-90%
-          Compléter la sortie par un  footing en endurance pour arriver à 1h30mn. Ce type de sortie longue qui s’achève par une phase en accélération progressive prépare votre organisme à fournir un effort soutenu alors que votre stock de glycogène est fortement diminué et subit une fatigue musculaire importante.

 Semaine 2 : 

Lundi : Footing en endurance de 1h 
Mercredi : Echauffement 20mn en endurance
- Puis 8 fois 2mn en V.M.A, soit à 90-95% FCM, récupération en trottinant 1mn entre chaque  2mn  
- Compléter la séance par 10mn en endurance.
 
Jeudi : Footing en endurance de 1h 
Samedi : Sortie longue 1h40mn avec :
- 1h en endurance, puis 18mn en accélération progressive, soit 6mn à 80%, 6mn à 80
-85%, puis 6mn à 85-90%.
- Compléter  la sortie par un footing en endurance pour arriver à 1h40mn.

 Semaine 3 : 

Lundi : Footing en endurance 1h 

Mercredi : Echauffement 20mn en endurance.
- Puis 8 fois 2mn30sec en V.M.A soit à 90-95% FCM récupération en trottinant 1mn15sec entre chaque 2mn.    
- Compléter la séance par 10mn en endurance.
 

Jeudi : Footing en endurance de 1h à 1h15mn 
Samedi : Sortie longue 1h50mn avec :
-          1h en endurance puis 21mn en accélération progressive, soit 7mn à 80%, 7mn à 80
-85%, puis 7mn à 85-90%.
-           Compléter la sortie par un footing en endurance pour arriver à 1h50mn.  La semaine 4 avec son semi-marathon annonce une phase encore plus spécifique du programme. Les distances s’allongent et les séances à allure marathon prennent toute leur place. 

 Semaine 4 : 

Lundi : 1h15mn de footing en endurance de 75 à 80% FCM 

Mercredi : Echauffement footing 30mn en endurance :
-          Plus 2 fois 8mn à 85% FCM,  récupération 2mn lente entre chaque 8mn
-          Compléter la séance par 10mn de footing en endurance, plus 10mn étirements 

Jeudi : Footing 45mn à 1h endurance (75%FCM) 
Samedi : Footing 20mn en endurance 
Dimanche : Semi-marathon Cette course sera courue en endurance pendant les 10 premiers kilomètres, puis vous pourrez terminer le semi à votre allure marathon. 

 Semaine 5  

Lundi : 45mn de footing en endurance de 75 à 80% FCM. 
Mercredi : Echauffement footing 30mn en endurance plus :
-          3 fois 6mn à 85% FCM  récupération 2mn lente
-           Compléter par  10mn de footing en endurance plus 10mn étirements 

Jeudi : Footing 45mn à 1h endurance (75%FCM) 
Samedi : Sortie longue de 2h avec 1h en endurance plus :
-          5kms à l’allure prévue pour le marathon (ex : 4mn59 au km pour 3h30)
-           Puis compléter par un footing en endurance pour arriver à 2h au total

 Semaine 6 : 

Lundi : Footing de 1h à 1h15mn en endurance de 75 à 80% FCM 
Mercredi : Echauffement footing en endurance de 30mn plus :
-          3x 8mn à 85% FCM,  récupération 2mn lentes
-          Compléter la sortie par  10mn de footing  en endurance plus 10mn d’étirements 

Jeudi : Footing de 45mn à 1h en endurance (75%FCM) 
Samedi : Sortie longue de 2h30 avec 1h en endurance plus :
-  6kms à l’allure prévue pour le marathon (ex : 4mn59 au km pour 3h30)
- Compléter par un footing en endurance pour arriver à 2h15 au total 
A noter : Il s’agit de la sortie  type pour une préparation marathon puisque vous allez devoir tester l’allure que vous avez prévu pour le jour de la course dans le cadre d’une sortie longue, c'est-à-dire avec une fatigue musculaire importante.C’est bien souvent à l’occasion de ces sorties que les coureurs se rendent compte que leur objectif était trop ambitieux et qu’il leur faut choisir une vitesse de course moins élevée.  

Semaine 7: Cette semaine marque le début d’une phase où l’entraînement s’allège afin de que votre organisme récupère et que vous vous présentiez au départ de la course au maximum de votre potentiel. 

Lundi : Footing de 1h15mn en endurance de 75 à 80% FCM 
Mercredi : Echauffement footing de 30mn en endurance, plus :
-          2 fois 12mn à 85% FCM,  récupération de 3mn lente
-           Compléter par  10mn de footing en endurance + 10mn d’étirements 
Jeudi : Footing 45mn (75%FCM) 
Samedi : 1h en endurance avec 20mn en endurance, plus :
-          3kms à l’allure prévue pour le marathon (ex : 4mn59 au km pour 3h30)
-          Compléter par un footing en endurance pour arriver à 1h au total  

Semaine 8 : 

Lundi : 30mn de footing en endurance à 75 % FCM 
Mercredi : Footing 15mn de footing, plus :
-  2km à l’allure marathon, puis 5mn de footing  en endurance plus 10mn d’étirements 
Samedi : 15mn de footing  en endurance. 
Dimanche : Marathon.  Rappel :Après chaque entraînement, ne négligez pas les étirements, à raison de 10 minutes d’étirements passifs après chaque entraînement.Veillez à être toujours bien hydraté (2,5 litres par jour) et à avoir une alimentation variée. Il  est inutile de manger des pâtes à chaque repas pour préparer un marathon.Enfin choisissez avec soin votre paire de running que vous devrez utiliser pendant toute votre préparation.

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